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L'avenir des porte-avions les plus sophistiqués de la marine américaine en question

April 21, 2026
L'avenir des porte-avions les plus sophistiqués de la marine américaine en question

Une révision cruciale pour la marine américaine

WASHINGTON (AP) — La marine américaine est actuellement en train de réévaluer la conception et les coûts de l'un de ses navires de guerre les plus sophistiqués et coûteux : le porte-avions de classe Ford. Le secrétaire à la Marine, John Phelan, a indiqué aux journalistes mardi que cette révision, dont l'achèvement est prévu le mois prochain, était une démarche « prudente et pratique » visant à examiner « les coûts des conceptions et des systèmes afin de s'assurer qu'ils ont du sens et qu'ils répondent à toutes les exigences que nous souhaitons pour l'avenir ».

Critiques et controverses autour de la technologie

Cette révision intervient après des années de critiques, notamment de la part de l'ancien président Donald Trump, qui a soulevé des préoccupations concernant certaines technologies de ce type de porte-avions, notamment ses catapultes magnétiques. Trump avait déclaré l'année dernière, lors de commentaires dans le bureau ovale, que ces catapultes « ne fonctionnaient pas ».

Incertitude sur l'avenir des porte-avions de classe Ford

Lorsque Phelan a été interrogé sur la possibilité que cette révision conduise à l'annulation de futurs porte-avions de classe Ford, il a répondu qu'il était « trop tôt pour le dire, mais nous aurons des porte-avions ». Actuellement, l'USS Gerald R. Ford est en déploiement record depuis plus de 300 jours, ayant commencé en juin 2025. Ce porte-avions participe à deux actions militaires clés sous l'administration Trump : la capture du leader vénézuélien Nicolás Maduro et la guerre contre l'Iran.

Des documents budgétaires qui suscitent des questions

Les documents budgétaires de la marine publiés mardi n'ont pas mentionné les porte-avions de classe Ford parmi les navires que la marine prévoyait d'acheter. Au lieu de cela, ils se sont simplement référés à un « porte-avions ». En revanche, d'autres navires, comme les sous-marins de classe Columbia et les destroyers de classe Arleigh Burke, ont été décrits par leur nom de classe.

Un design éprouvé mais à revoir

Dans un communiqué publié mardi, la marine a salué le porte-avions de classe Ford comme un « design éprouvé au combat », capable de lancer des avions à un rythme plus rapide que les anciens porte-avions de classe Nimitz, tout en offrant une puissance de combat accrue et la capacité de maintenir des opérations de frappe mondiales à un rythme élevé dans trois parties du monde.

Phelan a cependant souligné qu'il souhaitait examiner ces données de plus près. « Je suis l'école Ronald Reagan du ‘faire confiance et vérifier’ », a déclaré Phelan, ajoutant que la révision se penchera sur la capacité du porte-avions à lancer et récupérer des avions.

Les avancées technologiques des catapultes magnétiques

Les catapultes magnétiques du navire sont un élément clé qui donne à l'USS Ford un avantage par rapport aux anciens navires de classe Nimitz en matière de lancement d'avions. Elles exercent également moins de stress sur les avions, nécessitent moins d'entretien et réduisent le besoin en eau douce du navire par rapport aux variantes à vapeur plus anciennes.

Les futurs porte-avions et la conception Trump

La marine a actuellement trois autres porte-avions de classe Ford en construction : l'USS John F. Kennedy, l'USS Enterprise et l'USS Dorie Miller. Phelan a précisé que la révision examinera également les deux prochains porte-avions — nommés USS William Jefferson Clinton et USS George W. Bush par l'administration Biden — qui ont été planifiés mais non encore contractés.

Parallèlement, Trump a dévoilé une nouvelle conception de navire de guerre nommée le porte-bataille de classe Trump, dont le coût est estimé à plus de 17 milliards de dollars — soit 4 milliards de dollars de plus que celui des porte-avions de classe Ford. La marine ne prévoit de financer le premier navire de cette nouvelle classe, l'USS Defiant, qu'à partir de l'exercice budgétaire 2028. Phelan a indiqué que le coût actuellement prévu pour le navire de classe Trump est une « estimation initiale précoce » et qu'il s'attend à ce que ce coût diminue à mesure que la conception sera affinée et que d'autres navires seront construits. Il n'a pas non plus exclu que le navire soit propulsé par un réacteur nucléaire, ce qui augmenterait considérablement ses coûts.

Conclusion

Alors que la marine américaine continue d'évaluer ses options en matière de porte-avions, l'incertitude plane sur l'avenir des modèles de classe Ford et des nouveaux projets comme ceux de la classe Trump. Le résultat de cette révision pourrait avoir un impact significatif sur la stratégie navale des États-Unis dans les années à venir.