Les filles à la tête des équipes au concours Science Factor : un regain de confiance !

Une finale prometteuse pour l'édition 2026 de Science Factor
Le mercredi 18 mars 2026, la finale du concours national Science Factor a eu lieu dans les locaux d'Engie à la Garenne-Colombes (92). Quinze équipes composées de collégiens et de lycéens ont rivalisé autour de projets d'inventions scientifiques et citoyennes, toutes dirigées par des filles. Cette initiative vise à encourager les jeunes femmes à s'impliquer dans des rôles de leadership, souvent dominés par les garçons.
Des projets innovants au service de la société
Parmi les inventions présentées figurent un cartable connecté, une IA pour soutenir l'apprentissage, et un détecteur de frelons asiatiques. Ces projets illustrent non seulement l'ingéniosité des participantes, mais aussi leur souhait de contribuer à des solutions utiles pour la société.
Des défis surmontés par les jeunes cheffes d'équipe
Les participantes partagent leurs expériences enrichissantes et parfois intimidantes. Ezzat-Dana, collégienne en classe de 3e au collège Ouvoimoja à Mayotte, a dirigé son équipe sur le projet du cartable connecté. Elle confie : "Au début, j’avais un peu peur, j’appréhendais parce que j’avais peur de ne pas être à la hauteur."
De son côté, Sara, également en 3e, a présenté le Sargatorus, un robot destiné à réduire la pollution causée par les sargasses en Martinique. Elle avoue : "Si on ne m’avait pas imposé d’être cheffe, je ne me serais jamais proposée. Je pensais avoir moins de compétences qu’un garçon."
Le leadership féminin valorisé
Louison, élève de terminale au lycée Henri Matisse à Vence, a pris la tête de son équipe pour présenter Lucid, une application d’aide à l’apprentissage. Elle se dit fière de son rôle : "Je me suis sentie hyper fière de tout ce qu’on a fait. J’ai su imposer mes idées pour donner une dimension éthique et écologique au projet."
Dans une équipe entièrement féminine, Jeanne, en seconde au lycée Pierre Corneille à Rouen, a présenté Girls on stage, une plateforme facilitant la recherche de stages pour les lycéens. "J’étais très contente d’avoir ce rôle et même un peu fière," déclare-t-elle.
Travailler ensemble : une clé du succès
Pour certaines, le rôle de cheffe d’équipe ne signifie pas vouloir tout contrôler. Lola, en seconde, a dirigé un projet de ruche connectée capable de détecter les frelons. Elle souligne : "Toutes les décisions importantes étaient prises en commun. Tout le monde était bien au sein de l’équipe parce qu’on a tout fait ensemble."
Un sentiment partagé par Lou, qui a dirigé le projet Maindanslamain, une application visant à favoriser les échanges intergénérationnels. "Il n’y avait pas vraiment de chef, on est avant tout une équipe," précise-t-elle.
Un changement de mentalité nécessaire
Certaines participantes ont dû faire face à des réticences de la part de camarades. Sara raconte : "Je comprenais leur mécontentement, mais après, je me suis dit que ce n’était pas de ma faute. J’ai juste saisi l’opportunité et j’ai su y faire !"
La nécessité d’imposer une fille comme cheffe d’équipe a suscité des débats. Lola considère cette obligation comme positive : "Il est important de mettre les filles en avant dans des rôles de leadership, car souvent, ce sont les hommes qui dirigent dans de nombreux métiers."
Louison déplore néanmoins que ce choix soit nécessaire pour encourager les filles à s’affirmer. "Cela leur permet de s’exprimer dans le monde de la science, où elles ne se sentent pas toujours acceptées," ajoute-t-elle.
Un regain de confiance pour les participantes
Pour Sara, cette expérience a été révélatrice : "On nous fait croire que les filles ne peuvent pas faire les mêmes choses que les garçons, qu’on est moins bonnes. Mais maintenant, je sais que je peux aussi tenir ce rôle de cheffe. Ça m’a redonné confiance !"
Conclusion
Le concours Science Factor s'affirme comme une plateforme essentielle pour promouvoir le leadership féminin et encourager les jeunes filles à s'engager dans des domaines scientifiques. Les témoignages de ces jeunes cheffes d'équipe illustrent la nécessité de bousculer les stéréotypes de genre et de valoriser l'innovation collaborative.


